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Cela nous arrive parfois de trouver dans notre abondant courrier normand des enveloppes, plus ou moins discrètes, au contenu fort intéressant qui nous sont laissées à notre discrétion.

L'Etoile de Normandie s'est donné comme objectif de nourrir un débat public régional de qualité avec un point de vue régionaliste normand totalement assumé: c'est pourquoi nous publions tout ou partie des informations et documents que nous recevons si nous estimons que cette publication peut contribuer aux prises de conscience nécessaires face à une urgence mettant en cause l'intérêt général de notre région.

Epée de Damoclès

C'est pourquoi, nous publions ce que nous recevons lorsque, en l'occurrence, nous apprenons, à la lecture des quelques diapositives suivantes extraites d'une présentation du cabinet spécialisé "PIM" (Public Impact Management) faite le 20 avril 2018 dernier devant les principaux responsables de l'administration du conseil régional de Normandie, que cette dernière peine à gérer techniquement et humainement l'ampleur des fonds européens déjà engagés du temps de deux régions normandes séparées, différentes pour ne pas dire divergentes, au point que notre région est menacée par le dégagement d'office desdits fonds européens(c'est à dire, l'obligation d'avoir à rembourser à l'Europe l'intégralité des fonds engagés si les programmes ne sont pas consommés).

En conséquence de quoi, face à cette menace, sachant que la gestion directe des fonds européens est devenue pour les régions françaises l'une de leurs dernières marges de manoeuvre face à l'actuelle recentralisation financière orchestrée par le Gouvernement Philippe/ Macron qui applique la feuille de route des raboteurs jacobins de Bercy, l'exécutif régional doit procéder à une réorganisation et un renforcement d'urgence des équipes techniques chargées de gérer ces fonds européens avec une généralisation de cette charge et de cette compétence (par ex: "inscription de la gestion des fonds européens dans les fiches de poste, (catégorie A notamment)"

Gérer l'écart entre le passif Levern et les nouvelles ambitions normandes

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D'où vient le problème? Nous avons déjà évoqué ici le "passif Levern" sans en connaître les conséquences concrètes qui nous sont révélées désormais...

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/06/19/36500598.html

Dans les années 2000, face à la volonté déjà très unitaire et normande de Laurent Beauvais président socialiste de la ci-devant Basse-Normandie de mutualiser à l'échelle normande tout ce qui aurait pu l'être avec la ci-devant Haute-Normandie dans une logique de solidarité normande, le "socialiste" Alain Le Vern a, non seulement, refusé toute politique commune ou presque avec son collègue socialiste bas-normand mais a, surtout, tout fait pour renforcer toutes les différences structurelles et institutionnelles qui pouvaient exister entre la Haute et la Basse-Normandie sachant que le retour à l'unité normande était possible sinon souhaitable comme l'avait démontré en 2006 le fameux rapport d'audit du cabinet INEUM EDATER que ledit Levern avait commandé avec son compère bas-normand d'alors (Philippe Duron) dans le secret espoir d'enterrer définitivement toute idée de réunification normande.

On sait, fort heureusement, que l'Histoire a joué un vilain tour au triste satrape fabiusien haut-normand puisque le Rouennais François Hollande nous a octroyé le retour à l'unité normande en juin 2014 afin de commémorer sereinement le 70ème anniversaire du Débarquement de 1944 tout en disant NON à Laurent Fabius qui espérait pouvoir couler l'inévitable unité normande dans une grande région "Arc Manche"...

Parmi les divergences organisées par Levern pour compliquer au maximum toute fusion normande et saboter toute unité normande future, on trouve la question, stratégique, des fonds européens dont la gestion régionale demeure, aujourd'hui encore, séparée entre Haute et Basse Normandie alors que la Normandie est réunifiée depuis deux ans maintenant...

Les vieux lecteurs de l'Etoile de Normandie se souviendront que Monsieur Levern jouait volontiers les cadors en matière de gestion des fonds européens jusqu'à faire la leçon aux équipes bas-normandes de Monsieur Beauvais qui eurent une politique de gestion plus prudente desdits fonds avec des résultats d'ailleurs salués par l'institution européenne qui avait conféré pour l'ex Basse-Normandie le statut de région intermédiaire pouvant bénéficier d'aides supplémentaires dont ne pouvait pas bénéficier l'ex Haute-Normandie réputée plus riche et... mieux gérée que la Basse!

Bref! cette posture (imposture?) du cador européen et très hautain Levern, posture infantile digne du concours de cour de récréation consistant à savoir qui pissera le plus loin, nous coûte cher. Très cher!

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On vous propose donc de prendre connaissance des documents suivants qui vous permettront de vous rendre compte, très concrètement, du grand écart qui existe entre un passif et une ambition normande...

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