Le 16 novembre dernier, comme d’autres organes de presse, Paris-Normandie a évoqué la fusion annoncée des trois ports de l’axe Seine à compter du 1er janvier 2021.

     Nous ne nous attarderons pas sur les commentaires de Luc Lemonnier, insignifiant maire du Havre, qui se contente de généralités non compromettantes, en (in)digne successeur d’Antoine Rufenacht et d’Edouard Philippe…

     En revanche, s’attarder sur les commentaires convergents de M. Jean-Louis Le Yondre, président du conseil de développement du GPM du Havre, et de M. Frédéric Sanchez, président de Métropole Rouen Normandie sera plus constructif…

     Le premier déclare notamment : « … Cela mettra un terme également à de petits antagonismes qui ne faisaient que brouiller les cartes et empêchaient une stratégie de haut niveau ... »

     Quand au second, il déclare notamment : « … la fusion des trois ports devra permettre de tourner la page de vaines querelles de voisinage ... »

     Ce matin-même, bien que M. Sanchez fasse partie des destinataires de mes courriers qui ne répondent pas, je lui en ai posté un dont voici le contenu :

Le Havre, le 19 novembre 2018

à

Monsieur Frédéric Sanchez

Président de la

Métropole Rouen Normandie

108 Allée François Mitterrand

76006 Rouen

objet : problématique ferroviaire et portuaire de la basse Seine

Monsieur le Président,

                Je viens de lire dans Paris-Normandie version papier du 16 novembre 2018, sous le titre « L’État engage la fusion des trois ports de l'Axe Seine » une déclaration qui vous est attribuée à propos de cette décision.

                J’en retiens cet extrait : « ... la fusion des trois ports devra permettre de tourner la page de vaines querelles de voisinage ... »

                Or, dans un courrier du 28 octobre 2017 adressé à Mme Elisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire chargée des Transports, dont je vous joins la copie, je rappelais ceci :

                En 2011, le président de la Communauté de l’Agglomération Havraise a déclaré lors d’un conseil communautaire faisant l’objet d’un procès-verbal :

nos amis rouennais considèrent que l’hypothèse du franchissement ferroviaire par le sud (de l’estuaire de la Seine, NDLR) n’est pas admissible

et s’est soumis manifestement à cette « injonction amicale ».

                C’est pourquoi je me demande si cette déclaration de Monsieur Edouard Philippe est à classer dans la catégorie des « vaines querelles de voisinage »…

                Dans l’attente de votre réponse,

                Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

     Rappelons que M. Edouard Philippe, au temps où il était maire du Havre, était membre du conseil de surveillance du GPM du Havre…

     Quoi qu’il arrive dans l’organisation portuaire de l’axe Seine, la destinée du GPM du Havre risque fort de rester à la merci des réseaux d’influence franciliens, Parisiens et rouennais… qui ne sont pas à une aberration économique près pour permettre au port de Rouen de conserver son titre de 1er port européen exportateur de céréales ; lire ou relire :

16 novembre 2018

Dragage de la basse Seine, la fusion magique…

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/11/16/36871906.html

     Merci à mon compère l’(Im)pertinent d’avoir contribué à la rédaction de ce billet…