Autour de Rouen, premier port français et européen pour le trafic maritime de céréales, se situent les 5 ports suivants dans le classement dudit trafic :

. La Rochelle, Nantes – Saint-Nazaire et Bordeaux, sur le littoral Atlantique ;

. Dunkerque et Caen-Ouistreham, sur le littoral de la Manche.

     Observons d’abord l’évolution du trafic maritime de céréales des 3 premiers dans le classement :

Premières constatations :

. Le trafic du port de Rouen est très variable d’une année sur l’autre ; à mettre sur le compte des aléas climatiques subis par les territoires d’où sont issues les céréales destinées à l’export…

. Le trafic du port de La Rochelle affiche, lui, une variabilité modérée…

. Le profil du trafic du port de Dunkerque ressemble à celui de La Rochelle de 2000 à 2009, et tend vers celui de Rouen de 2010 à 2018…

     Puis observons l’évolution du trafic maritime de céréales des 4ème, 5ème et 6ème premiers dans le classement :

Premières constatations :

. Le trafic du port de Nantes – Saint-Nazaire est très variable d’une année sur l’autre ; à mettre probablement sur le compte, comme pour le Port de Rouen, des aléas climatiques subis par les territoires d’où sont issues les céréales destinées à l’export…

. Le trafic du port de Bordeaux est très variable d’une année sur l’autre, mais surtout en très forte baisse…

. Le trafic du port de Caen-Ouistreham a été plutôt variable sauf de 2002 à 2009…

     Afin de rendre plus lisible la tendance de fond pour chaque port de l’évolution entre 2000 et 2018, projetons, à la place des données annuelles, une succession de moyennes de deux années consécutives :

Conclusion :

. Pour le port de Rouen, malgré la très forte variabilité du trafic, on constate qu’entre l’année 2000 et l’année 2018, le trafic est passé d’une fourchette de 5-6 millions de tonnes à une fourchette de 6-7 millions de tonnes ; croissance, donc, d’environ 18 %

. Pour le port de La Rochelle, le trafic a été en croissance constante : il est passé d’environ 2 millions de tonnes en 2000 à environ 3,5 millions de tonnes en 2018, soit une croissance d’environ 75 %

. Pour le port de Dunkerque, l’impression qui domine est qu’après une « bosse de croissance entre 2012-2013 et 2017-2018, il est à peu près au même niveau en 2018 qu’en 2000

. Pour le port de Nantes – Saint Nazaire, l’impression qui domine est qu’il est resté à peu près stationnaire entre 2000 et 2018…

. Pour le port de Bordeaux, le trafic a été en diminution constante : il est passé d’environ 1,7 millions de tonnes en 2000 à environ 0,8 millions de tonnes en 2018, soit une baisse d’environ 50 %...

. Pour le port de Caen-Ouistreham, stabilité…

     Au Sud, le dynamisme du trafic de La Rochelle ne semble pas menacer concrètement Rouen, la stabilité actuelle de celui de Nantes – Saint-Nazaire non plus…

     Au Nord, la stabilité du trafic de Dunkerque est moins installée que celle de Nantes – Saint-Nazaire…

      Ni le port de Bordeaux, trop éloigné, ni le port de Caen-Ouistreham ne constituent une concurrence sérieuse pour Rouen…

     Mais que se passera-t-il si l’exploitation du port de Nantes – Saint-Nazaire est confiée aux collectivités territoriales ? Que se passera-t-il quand le canal Seine-Nord Europe sera mis en service ?