Pendant que certains font d'inutiles polémiques et des insinuations malveillantes pour expliquer la mystérieuse raison pour laquelle la sucrerie de Nassandres (dans l'Eure, département d'un certain Morin) serait épargnée contrairement à celle de Cagny (dans le Calvados) tout en oubliant que ces deux sucreries normandes dépendent de deux groupes industriels différents (la première appartenant au groupe français Saint-Louis), d'autres travaillent à l'élaboration d'une vraie solution pour l'avenir du site industriel de Cagny possédé par le groupe allemand Südzucker, une solution... normande!

cagny004-Liberte_Maxence-Gorregues-854x569

 

Communiqué d’Hervé Morin, Président de la Région Normandie

 

Sucrerie de Cagny : Un plan de reprise du site sera proposé la semaine prochaine à Südzucker

L’annonce du démantèlement du site sucrier de Cagny constitue non seulement un drame humain, du fait de son impact sur les salariés de l’usine et sur la filière betteravière normande, mais aussi une absurdité économique, l’usine constituant un outil de production majeur, moderne et particulièrement compétitif. 

La Région Normandie, à travers l’Agence pour le Développement économique de la Normandie (ADN), et la Confédération générale des planteurs de Betteraves (CGB) tentent, depuis l’annonce de la fermeture du site, de convaincre le groupe sucrier allemand de céder le site de Cagny afin de permettre à des investisseurs de poursuivre l’activité de l’usine et de la filière. J’ai personnellement rencontré les dirigeants du groupe le 13 mars dernier et plusieurs entrevues auxquelles participaient la Région et la CGB se sont tenues, par la suite, en Allemagne et en France.

La CGB déposera la semaine prochaine une offre écrite de reprise devant le conseil de surveillance du groupe. Cette proposition sera soutenue par la Région Normandie, qui, le moment venu, mobilisera ses dispositifs pour accompagner ce plan de reprise.

Plusieurs réunions se sont d’ores et déjà tenues entre l’ADN et la CGB afin de déterminer les moyens financiers mobilisables en complément des investissements privés.

La Région Normandie appelle une nouvelle fois à ce que la raison l’emporte dans ce dossier stratégique pour la Normandie et attend du groupe Südzucker qu’il accepte cette voie de sortie.

Hervé Morin, Président de la Région Normandie

 


 Commentaire de Florestan:

Il est à craindre que le sucrier allemand ne refuse cette solution industrielle et financière viable pour la bonne et simple raison que le site industriel de Cagny ne saurait être une sucrerie... concurrente comme celle de Nassandres. A moins que l'on aille jusqu'à brandir la menace d'une nationalisation provisoire du site au nom de l'intérêt général. En 2012, on s'en souviendra, Jean-Louis Destans, président socialiste du département de l'Eure avait osé nationaliser le site de la papeterie M-Real d'Alizay avant sa revente pour en éviter la fermeture définitive.

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/01/23/20005-20130123ARTFIG00600-l-eure-nationalise-puis-revend-une-papeterie-a-un-thailandais.php

Nos craintes sont justifiées:

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/suedzucker-refuse-de-vendre-deux-sites-de-saint-louis-sucre-aux-betteraviers-francais-20190523