Bertrand Sorre, le député de la Manche en marche on ne sait où vient de jeter un nouveau sort sur notre camembert de Normandie...

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Les industriels laitiers interpellent les parlementaires sur l'appellation Camembert de Normandie

Le Syndicat normand des fabricants de camembert ont écrit aux parlementaires. Ils demandent la mention de l'origine de production sur les emballages des fromages.

La bataille autour du camembert continue. Depuis le 1er janvier 2021, les industriels ne peuvent plus utiliser le mot Normandie sur les étiquettes du fromage de la région.

Pourtant, Rustique, Cœur de Lion et d’autres camemberts sont bien fabriqués en Normandie et le lait provient des producteurs de la région. 

Je n’ai plus le droit d’utiliser le logo normand et même de dire au bon lait normand.

Vincent LebaudyDirecteur de la Compagnie des Fromages à Ducey-les-Chéris dans la Manche

1500 producteurs normands

Mercredi 9 juin, les adhérents du Syndicat normand des fabricants de camembert (SNFC) ont écrit aux parlementaires de la région.

Le SNFC rassemble de grands noms de l’industrie laitière : Lactalis, Savencia, Isigny Sainte-Mère, Gillot… Ils exploitent dix fromageries en Normandie et emploient plus de 1000 salariés.

Tout le lait est collecté auprès de plus de 1500 producteurs normands.

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« C’est une image forte de la région »

Vendredi 18 juin 2021, Bertrand Sorre, député La République en Marche dans la Manche, est venu rencontrer le patron de la fromagerie de Ducey.

Il promet d’écrire au Ministre de l’Agriculture pour faire bouger les choses.

C’est important de conserver ces éléments forts de la région. C’est une image forte de communication. Le mot a disparu sur l’emballage.

Bertrand Sorredéputé de la Manche

« Une violation » du cahier des charges AOP

« La mise en exergue de la mention « fabriqué en Normandie », n’est pas possible pour un fromage ne répondant pas au cahier des charges de l’AOP (Appellation d’origine protégée) car elle est de nature à constituer une violation », indique le bulletin officiel de la Direction générale de la concurrence et de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le 9 juin 2020.

Les industriels avaient jusqu’au 31 décembre pour « la mise en conformité les étiquetages. »

« Je n’ai rien contre l’AOC, au contraire »

L’Appellation d’origine contrôlée sert aux consommateurs à s’y retrouver dans les différents camemberts. Ce n’est pas l’Appellation d’origine contrôlée qui pose problème.

Je n’ai rien contre l'AOC, au contraire. Je suis le premier à la défendre.

Vincent Lebaudy Directeur de la Compagnie des fromages de Ducey-les-Chéris.

L’industriel aimerait pouvoir dire l’origine de son produit surtout à l’exportation. L’usine de la Manche sort 300 000 camemberts par jour.

Nous nous fournissons chez des producteurs à 30 km autour de Ducey.

Vincent LebaudyLe directeur de la Compagnie des fromages de Ducey-les-Chéris.

Un tiers du volume part à l’export notamment en Europe. Les Allemands sont friands du fromage normand.

Les différentes usines du SNFC produisent 63 000 tonnes de camemberts soit environ « 70 % de la production française et 25 % à l’export. »

La crainte de voir une baisse des exportations 

Les industriels veulent se faire entendre. Ils estiment que la position des services des services de l’État est « une interprétation très extensive de la réglementation européenne. »

La disparition de toute référence à la Normandie accentuera la concurrence nationale, mais aussi internationale sur le marché français.

Le Syndicat normand des fabricants de camembert

La crainte pour le syndicat est de voir « une baisse de nos exportations qui sont liées à l’image de la Normandie ».


 Commentaire de Florestan:

Ce qui nuit surtout à l'image de la Normandie c'est de produire des platres blancs de section circulaire improprement nommés "camemberts" à partir d'un lait qui est, certes, collecté en Normandie mais qui ne provient pas forcément d'un cheptel de vaches de race normande broutant avant tout l'herbe et le foin de son pré.

Les industriels toujours à vouloir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière normande, ont refusé le compromis intelligent qui leur avait été proposé, il y a deux ans, d'entrer dans une grande AOC camembert de Normandie avec un cahier des charges plus exigeant ménageant les uns et les autres avec une hiérarchie de la qualité et l'obligation pour tous de manipuler, au maximum, un lait normand issu de vaches de race normande.

Ils veulent continuer à chier 300 000 platres par jour avec des pisseuses de lait Prim'Holstein nourries avec du maïs d'ensilage ou du soja OGM brésilien?

Libres à eux!

Qu'ils se démerdent!

Une solution?

CREER UNE AOC LAIT DE NORMANDIE