Pour promouvoir et faciliter le développement des circuits courts locaux de l'économie sociale et solidaire était apparue l'Agnel à Rouen, le Grain au Havre et la Normaille à Caen. Des projets de monnaies locales existent aussi à Bayeux et à Avranches. Hervé Morin souhaite pouvoir unir ces initiatives dans une monnaie unique régionale dématérialisée à l'usage de l'économie sociale et solidaire normande à l'horizon 2018...

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Hervé Morin place l’ESS au cœur de l’économie et annonce la création d’une monnaie normande

Dernière mise à jour 02/06/2016 G à D : R. Joigne, N. Hesse, S. Gaugain, L. Lahalle, H. Morin, M. Cherrière, V. Egloff, M. Lemarchand, R. Thomas

Collectivités. L’ESS : Economie Sociale et Solidaire, représente 11% des emplois salariés de la Région avec 117.000 etp (équivalent temps plein) et se présente comme une économie innovante et résiliente.

Aussi Hervé Morin a-t-il choisi de lui appliquer sa méthode de co-construction qui consiste à regrouper les acteurs pour élaborer les programmes d’actions comme il le fait pour l’apprentissage, l’agriculture, les lycées…

Le 2 juin, au Havre, à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime, ce sont 230 personnes qui étaient rassemblées autour de Président de la Région et de Nicolas Hesse le secrétaire général du SGAR (la préfète Nicole Klein étant retenue par la visite de Bernard Cazeneuve). Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente de la Région en charge de l’économie et Lynda Lahalle, Conseillère régionale déléguée à l’Economie Sociale et Solidaire) suivent aussi ce dossier, ainsi que plusieurs autres conseillers régionaux.

Une forme d’économie en plein essor

L’économie sociale et solidaire a vu ses règles définies par la législation de 2014: sa finalité est autre que le bénéfice ce qui ne lui interdit pas de gagner de l’argent mais la rémunération des actionnaires reste modérée, elle a un mode de gouvernance démocratique et une gestion qui respecte les règles de l’éthique. Par exemple en période de crise, le licenciement ne sera pas la méthode privilégiée et Hervé Morin de rappeler : « qu’en pleine crise, entre 2008 et 2013, en Normandie, l’emploi a progressé de 6 % dans l’Economie Sociale et Solidaire, alors qu’il se repliait de 4 % dans le reste de l’économie régionale. Une sorte d’anti-uberisation en quelque sorte !

Si le service à la personne y tient une place de choix, les banques, les mutuelles y participent largement (la Matmut, le Crédit Agricole appartiennent à l’ESS) ainsi que les coopératives agricoles, ou des entreprises d’avant-garde comme lh mobilité qui analyse les besoins des individus et du territoire. Ces entreprises s’appuient sur l’économie de proximité, un axe de choix pour qui veut construire une Normandie !

Pour Herve Morin l'ESS : « participe à la performance économique au cœur de la stratégie régionale. Elle fera partie intégrante du Schéma Régional de Développement Economique, d’Innovation et d’Internationalisation, le SRDEII et bénéficiera des services de l’ADN. »

Trois axes seront au cœur du SRDEII qui sera adopté avant la fin de 2016 : l’innovation, l’ouverture à internationale et la montée en gamme des produits et des services normands.

Nicolas Hesse pour sa part voit dans l’ESS : « une économie de l’exigence, une économie moderne, au cœur des territoires et créatrice d’emplois. »

Les deux CRESS (Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire) de Haute et Basse Normandie ont fusionné dès le début de l’année car leurs représentants étaient conscients de la nécessité de s’unir pour agir : Rodolphe Joigne directeur du CRESS et sa présidente Monique Lemarchand participaient à la réunion de presse.

Une monnaie normande pour 2018

Quand on parle de proximité, de circuits-courts et de développement régional, pour aller au bout du désir d’affirmer sa singularité, on peut aussi envisager de créer une monnaie locale. De nombreux exemples existent déjà en France et même en Normandie. La monnaie a en ce cas une circulation limitée mais favorise le commerce local et les activités de proximité et les outils numériques apportent de nouvelles potentialités à de telles initiatives. A Nantes, par exemple, SoNantes est une monnaie 100 % numérique. Les transactions entièrement dématérialisées se font grâce à une carte bancaire spécifique ou via une application mobile.

« Pour construire ce sentiment d’appartenance collectif, j’ai indiqué aux représentants des monnaies locales qui sont au nombre de trois – L’agnel à Rouen, le Grain au Havre et la Normaille à Caen – que nous souhaitons bâtir avec celles qui existent une monnaie régionale pour favoriser l’économie normande. Construire une économie de proximité qui corresponde à une démarche politique qui permette de favoriser les circuits courts, le commerce de proximité et qui s’intègre dans une démarche de développement durable, tel est notre objectif. Nous bâtirons une monnaie régionale d’ici 2018. Il faudra lui trouver un nom. Nous ferons appel à la créativité normande pour cela » a déclaré Hervé Morin.

La loi de  juillet 2014 sur l’économie sociale et solidaire reconnaît les monnaies locales quand elles résultent de  l’initiative d’acteurs de l’économie sociale et solidaire. Les monnaies locales permettent une réappropriation de la monnaie par les individus parce qu’elles privilégient une approche en circuits courts.


 

  • Voir aussi l'article de Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/herve-morin-souhaite-lancer-d-ici-2-ans-une-monnaie-regionale-LG5967962