Alors que le Gouvernement nous prépare un nouveau grand coup de rabot (que les raboteurs de Bercy semblent vouloir s'infliger à eux-mêmes histoire de montrer l'exemple...) avec l'objectif, si l'on en croit les révélations du Figaro daté de ce jour (17/07/18) de réaliser 30 milliards d'économies (plan "Cap 22") selon huit chantiers dont celui de s'attaquer aux "doublons entre les administrations" sur les territoires, on peut se dire que les consulaires vont encore avoir du souci à se faire...

En Normandie, tout particulièrement.

Pourquoi? Parce que le projet régional normand est évident. Il est fort, provoque l'enthousiasme des acteurs de la société civile régionale et il n'apporte que des bénéfices symboliques à celles et ceux qui le promeuvent ou à celles et ceux qui ont eu le courage et la volonté d'y croire quand les institutionnels régionaux, d'abord préoccupés par leurs diverses popottes institutionnelles locales, ne voulaient pas prendre les larges horizons normands au sérieux.

Maintenant, la Normandie réunifiée officiellement depuis le 1er janvier 2016, existe d'autant plus qu'elle est prise politiquement très au sérieux par le nouvel exécutif régional présidé par Hervé Morin qui a parfaitement compris la puissance de l'évidence normande pour mettre en oeuvre une grande politique d'action régionale sur les sujets les plus stratégiques, à commencer par celui de l'intelligence économique territoriale qui était, jusqu'alors, une chasse gardée des préfectures et des chambres consulaires.

Cette question étant vigoureusement reprise en main par la région Normandie, collectivité territoriale qui s'impose désormais à tous en Normandie, avec des résultats très positifs qui commencent à avoir un impact sur le dynamisme de l'économie régionale, on peut raisonnablement poser la question de l'utilité du réseau régional des CCI si ce dernier continue à ignorer l'action du conseil régional via son agence dédiée (l'ADN) ou si la région Normandie continue à sous-estimer les services que les CCI peuvent encore rendre aux entreprises normandes.

Il est urgent, selon nous, que les consulaires normands et les chefs de l'administration régionale normande se rencontrent et accordent rapidement leurs violons car les raboteurs jacobins de Paris vont bientôt passer à l'action!

Lire l'article ci-dessous proposé par la dernière édition de la lettre EcoNormandie (13 juillet 2018):  il n'est pas certain que le Saint curé d'Ars puisse faire grand chose...

17-07-2018 09;06;00