Si les Gilets jaunes ont porté et portent encore du jaune fluorescent c'est qu'ils voulaient être enfin vus!

Quand on commence à nier l'existence du réel qui ne vous revient pas en le faisant disparaître de la lumière, on peut craindre le pire! Avec l'équipe de gribouilles opiniâtres que nous avons à la tête de l'exécutif national pour encore deux ans, un Diderot pourrait écrire une nouvelle "lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient"...

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Macron est-il atteint du syndrôme du lampadaire?

Un promeneur marchant à la nuit tombée aperçoit un homme courbé sous un lampadaire. Il s’approcha et lui demanda :

Bonsoir, avez-vous perdu quelque chose ?

Oui, j’ai perdu mes clefs ; lui répondit l’homme sous le lampadaire.

Le promeneur, serviable, commence alors à chercher avec lui. Après quelque temps, il interroge à nouveau.

Etes-vous bien certain d’avoir perdu vos clefs à cet endroit ?

Non, répond l’homme, mais au moins ici il y a de la lumière !

Nier la réalité est une grave erreur politique. Un gouvernant commet cette facilité lorsque le cynisme s'est suffisamment substitué au courage dans le vain espoir de ralentir l'usure du pouvoir...

https://www.valeursactuelles.com/politique/48-des-francais-oublies-des-resultats-des-municipales-comment-la-circulaire-castaner-cache-la-france-que-macron-ne-veut-pas-voir-115338

48 % des Français “oubliés” des résultats des municipales : comment la circulaire Castaner cache la France que Macron ne veut pas voir

Par Olivier Marleix
Vendredi 24 janvier 2020
Avec moins de 5000 habitants, la petite commune de Chaponnay, dans le Rhône, fait partie des potentiels exclus du calcul national des résultats des municipales. Photo © KONRAD K./SIPA

Pour le député LR d'Eure-et-Loir Olivier Marleix, la circulaire de Christophe Castaner, qui vise à exclure les petites communes du décompte des voix aux prochaines élections municipales, trahit le principe de nuançage en excluant des résultats nationaux la quasi-totalité des communes Françaises.

Le nuançage est une pratique ancienne comme la République, qui consiste, pour les préfets, à attribuer une étiquette politique aux différents candidats. Sans nuançage il serait en effet impossible de présenter quelque résultat que ce soit au niveau national, lors d’un scrutin. En effet dans chaque commune, chaque équipe se présente invariablement sous une étiquette « tous pour notre ville », « ensemble pour notre village », etc. Seul le nuançage permet d’agréger les scores pour présenter un résultat national et de mesurer l’audience des différentes sensibilités, partisanes ou non, en recourant à une large palette de nuances (droite, extrême droite, divers droite, gauche, divers gauche, extrême gauche, verts, régionalistes…).

Le seuil de nuançage, problème historiques des municipales

Depuis plusieurs années, et notamment depuis que l’étiquette est rendue publique, il existe un débat autour du seuil qu’il convient de retenir. Plus la commune est petite et plus elle est effectivement « d’intérêt local », rassemblant des gens de différentes tendances et éloignés des appartenances partisanes. Ainsi, en 2008 le seuil retenu était de 3500 habitants et en 2014 de 1000 habitants.

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En retenant un seuil de 9000 habitants, dans une circulaire dont il espérait sans doute qu’elle passerait inaperçue, le Ministre de l’Intérieur a frappé fort, puisqu’il a exclu pas moins de 52% de la population, et rien de moins que 96 % des communes de France ! En clair, résumons-nous, le nuançage qui a pour but, selon l’article 4 du décret n° 2014-1479 du 9 décembre 2014, de permettre l’agrégation des résultats des élections en vue de l’information des pouvoirs publics et des citoyens, ne présentera en réalité le résultat que de 4 % des communes de France. Dans quelle autre démocratie accepterait-on une telle manipulation ? Evidement aucune.

La circulaire Castaner efface le résultat de 96 % des communes, de cette France rurale dont le Président de la République fait décidément peu de cas.

La tromperie est manifeste et ne vise qu’à tenter de minimiser l’échec annoncé de LaREM aux élections municipales. Car c’est cette réalité là que le gouvernement nous cache : avec des sondages situant la liste En Marche à 15 % à Paris (là où Emmanuel Macron fait 90 % au deuxième tour de l’élection présidentielle), avec des prévisions entre 8 % et 12 % dans les villes de plus 100 000 habitants, avec des difficultés avérées à constituer des listes dans les villes moyennes, on comprend les difficultés qu’auraient les préfets à estampiller des listes En Marche dans les petites villes. Même en enrôlant, au bénéfice de LaREM, les listes modérées revendiquées ni par la droite ni par la gauche, à travers la création d’une nuance « divers centre », un bon score national s’annonce impossible. Une présentation des résultats de toutes les communes de France à partir d’un seuil de 1000 habitants aurait risqué d’afficher un résultat national autour de 5 % pour le parti du Président de la République. On imagine le désastre… La circulaire Castaner apporte la solution, elle efface le résultat de 96 % des communes, de cette France rurale dont le Président de la République fait décidément peu de cas.

Après la crise des gilets jaunes, qui avait manifesté le divorce entre Emmanuel Macron et la France périphérique, on nous annonçait un acte II du quinquennat avec un Président de la République plus ouvert, plus attentif et plus respectueux. L’exercice de com aura été de courte durée, le Président Macron faisant disparaître purement et simplement l’expression politique de cette France qu’il ne veut pas voir.


 Voir aussi:

La Normandie n'est pas en... Macronie!

 https://www.lopinion.fr/edition/politique/hauts-france-normandie-deux-principales-faiblesses-macronie-209222

Hauts-de-France et Normandie, les deux principales faiblesses de la macronie

L’Opinion a analysé l’ensemble des 489 listes investies ou soutenues par La République en marche

De l’avis même des responsables de la majorité, les longs mois passés dans le bourbier des investitures aux municipales serviront au moins à une chose: réaliser un audit de l’implantation du parti. En croisant la liste des communes françaises de plus de 9 000 habitants et celle des 489 candidats investis ou soutenus par En Marche, les mordus de tableaux Excel peuvent constater l’ampleur de la tâche qui les attend ces prochains mois.

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Première leçon, là où Emmanuel Macron était faible en 2017, la macronie est encore plus faible trois ans après. La Haute-Corse, la Corse-du-Sud, le Pas-de-Calais, les Pyrénées-Orientales, l’Aube, l’Aisne figuraient parmi les 10 départements les moins favorables au chef de l’Etat lors de la présidentielle. Tous compteront une liste portant les couleurs LREM dans moins d’une ville sur trois.

La Corse fait figure de désert : aucun candidat En Marche n’est pour l’instant annoncé sur l’île. « Nous rencontrons quelques difficultés d’implantation locale. Nous avons encore un travail de positionnement politique à faire », reconnaît Stanislas Guerini, numéro 1 du mouvement.

Merci Ferrand !

A l’inverse, les places fortes restent fortes. Il s’agit essentiellement de départements organisés autour d’une métropole. La région parisienne dépasse les 50 % de taux de présence LREM aux municipales (jusqu’à 87 % dans le Val-de-Marne). La Haute-Garonne (Toulouse), la Loire-Atlantique (Nantes), l’Hérault (Montpellier), la Gironde (Bordeaux) s’en sortent bien. Ce n’est pas le cas du Bas-Rhin (Strasbourg) qui traîne en queue de peloton (un candidat pour 11 villes comprises entre 9 000 et 20 000 habitants). Les Bouches-du-Rhône, sorties de Marseille, ne font pas mieux (9 sur 35).

Deuxième leçon, plus inquiétante : des départements qui ont plutôt réussi à Emmanuel Macron en 2017 affichent un manque criant de candidats. C’est le cas de l’Allier, de la Manche, du Calvados et de la Savoie, autant de zones dans lesquelles le candidat En Marche arrivait en tête du premier tour. Un motif d’espoir ? Le Gard, place forte du Rassemblement national, comptera six candidats LEM pour 8 villes de plus de 9 000 habitants.

Enfin, dernière leçon, la présence dans un département d’un leader politique, rouage de la majorité, peut aider à faire émerger des candidatures. Le Finistère (neuf candidats pour 13 villes) et plus globalement la Bretagne profitent du poids politique de Richard Ferrand. Notons à ce sujet une particularité. Dans les Pyrénées-Atlantiques, LREM n’a investi ou soutenu personne : zéro liste sur les 12 principales villes ! L’homme fort du coin, François Bayrou, n’y est pas pour rien : « Nous attendons que le MoDem se positionne sur certaines villes », explique Stanislas Guerini.

Pour réaliser cette carte, nous avons retenu l’ensemble des décisions de la commission d’investiture de La République en marche annoncées sur le site du parti (relevé effectué le 21 janvier). Le seuil de 9 000 habitants est celui retenu par LREM pour trancher, sur le plan national, les investitures. Les populations retenues pour chaque commune correspondent à celles enregistrées lors du dernier recensement.


 

Commentaire de Florestan:

La macronisation de la Normandie, notamment sur l'Axe Seine est un projet illusoire car le vote macroniste ne correspond pas aux réalités socio-culturelles majoritaires en Normandie.