L'Etoile de Normandie vous donne à lire les propos récents tenus dans le magazine Valeurs actuelles de Stéphane Bern, placé à la tête d'une mission de sauvegarde du patrimoine par le président de la République.

Lui-même, très investi dans la cause de la sauvegarde d'un patrimoine artistique, culturel et architectural français exceptionnel (par ex: plus de 40000 églises, 50000 manoirs et châteaux, 140000 monuments et sites classés) notamment dans le Perche où il a contribué à la restauration et à la valorisation de l'ancien collège royal militaire de Thiron-Gardais, souhaite plus que jamais jouer un rôle d'aiguillon de conscience et de mobilisation car la situation matériel du patrimoine historique, artistique et architectural français est mauvaise: 9000 monuments classés sont en péril grave.

L'Etat se désengage depuis des années de ses responsabilités financières. Le budget consacré à la restauration des monuments est passé sous la barre des 400 millions annuels et entre deux restaurations importantes il n'y a aucun entretien...

Plus grave: le petit patrimoine rural et celui du second-oeuvre des bâtiments (portes, volets et fenêtres) est en train de disparaître devant l'invasion actuelle du PVC et de l'appauvrissement des formes architecturales standardisées (des maisons en forme de cube).

Les paysages sont atteints dans leur intégrité: la "France moche" progresse autour de nos villes et villages (rond-points, lampadaires hideux, lotissements, zones de ceci ou de cela) car les élus locaux, tout comme les particuliers ne sont plus encadrés et conseillés comme auparavant par un service public du patrimoine désormais aux abonnés absents (DRAC et ABF) en raison du désengagement de l'Etat...

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Plus grave encore: la disparition du patrimoine mobilier. Il n'est plus rare de retrouver dans les brocantes des armoires normandes à moins de 800€ ou des pianos à queue anciens à moins de... 1000. Le style Ikéa XXI c'est mieux que le... Louis XVI. Les appartements sont désormais plus petits et bas de plafond, à l'instar de notre époque ratatinée sur elle-même, mesquine médiatiquement dominée par un "esprit" de boutique sans cesse alimenté par un "tout-à-l'égo" universel "présentiste" rempli de dédain pour le passé qui ne comprend toujours pas une évidence que tous les Thénardiers de toutes les époques précédentes auraient saisie:

Le patrimoine historique, artistique et architectural est LE MEILLEUR de tous les placements!

Pour un euro investi, cinq à sept euros de profit!

Sachant que la France avec près de 90 millions de visiteurs annuels est la première destination touristique mondiale, on mesurera avec consternation un double paradoxe:

L'essentiel des visiteurs se concentrent à Paris et dans sa région tandis que le patrimoine des provinces françaises qui demeure d'une richesse extraordinaire, malgré les destructions massives de la Révolution et de deux guerres mondiales, reste trop souvent méconnu, sous-exploité, mal protégé et mal entretenu (A Paris aussi: les églises parisiennes sont en très mauvais état...)

La Normandie, région patrimoniale identifiée comme telle depuis 1830 est directement concernée: il faudrait développer l'économie patrimoniale normande avec la même efficacité que l'on met pour développer, protéger et affermir les entreprises industrielles régionales. Cela devrait être même un axe stratégique de développement de la Normandie à la mesure d'un patrimoine notamment médiéval exceptionnel d'abbayes, d'églises, de châteaux, manoirs et autres sites.

Concrètement: on attendait beaucoup de Monsieur Patrick Gomont, le maire de Bayeux, vice-président à la Culture et au patrimoine au conseil régional de Normandie.

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C'était, semble-t-il, la bonne personne au bon endroit, au regard de ce qu'il a fait de Bayeux: une ville patrimoniale magnifique qui vit pleinement d'une économie touristique, culturelle et patrimoniale non délocalisable...

Que fait-il?

Car les Français démontrent par leur engouement à chaque édition des journées européennes du patrimoine qu'ils aiment le patrimoine historique national contrairement à certaines élites urbaines se croyant cultivées qui passent leur temps à le dénigrer.

C'est pourquoi nous partagerons TOTALEMENT les propos à lire ci-après de Stéphane BERN qui en appelle aussi à ne plus opposer les hommes à leurs vieilles pierres.

Et aux bien-pensants cultureux donneurs de leçon qui craignent que ce goût populaire pour le patrimoine national ou régional ne soit qu'une aigre manifestation de repli identitaire, on dira plus crûment:

Ce n'est pas l'immigration musulmane ou les étrangers qui menacent l'identité française. C'est nous-mêmes!

Par incurie, désintérêt, désinvestissement, individualisme, matérialisme, consummérisme à la sauce américaine, mépris, inculture, méconnaissance, refus de transmettre, haine de soi, nihilisme ou pire... par vandalisme sous prétexte de modernisation, de progrès en croyant pouvoir faire une bonne affaire!

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https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/le-lavoir-de-fontaine-etoupefour-grillage-pour-cause-de-nuisances-330154


 

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/stephane-bern-oui-la-france-un-probleme-avec-son-identite-chretienne-110423

https://www.lesalonbeige.fr/stephane-bern-nous-avons-un-probleme-en-france-avec-la-loi-de-separation-des-eglises-et-de-letat/

Stéphane Bern : “Oui, la France a un problème avec son identité chrétienne”

Rentrée tonique pour une des personnalités préférées des Français : Stéphane Bern parle sans fard. Reconnaissance des racines chrétiennes de l'Europe, personnalité d'Emmanuel Macron disséquée, identité revendiquée : l'animateur, journaliste et écrivain balaie tout !

Valeurs actuelles. Votre mission de sauvegarde du patrimoine vous a confronté à l'administration française. Quel portrait en tirez-vous ?
Stéphane Bern. Sur le terrain, la plupart des fonctionnaires sont très compétents. En revanche, dans les bureaux, c'est parfois terrible, avec des gens hors sol. Certains font preuve d'un immobilisme total. J'ai ainsi croisé au ministère de la Culture une collaboratrice qui m'expliquait qu'elle ne pouvait pas traiter plus de dix e-mails par jour. La phrase de Clemenceau m'est alors revenue : « Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins. »

Voilà pourquoi j'ai voulu que ma mission sur le patrimoine soit une plate-forme participative. Pour déposer un dossier de demande d'aide à la réhabilitation d'un bâtiment, c'est extrêmement simple : vous glissez la fiche du monument sur www.missionbern.fr et on s'occupe du reste. Il faut se mettre à la place du maire d'une petite commune : faire une demande pour sauver une église ou tout autre patrimoine vernaculaire relève d'une complexité folle. Ils ne sont pas formés pour ça. Parfois, appeler un préfet ou le ministre concerné par une de mes requêtes permet de débloquer la situation plus facilement.

Dans votre combat pour exonérer de taxes les revenus générés par le Loto du patrimoine, les sénateurs vous aident bien plus que les députés. Comment l'expliquez-vous ?
En France, il y a une taxe sur les jeux d'argent. Mais le Loto du patrimoine n'en est pas un ! L'État ne va quand même pas nous faire les poches ! Voilà ce que je ne comprends pas en France : on reprend d'un côté ce qu'on nous donne de l'autre. Je croyais qu'on allait vers plus de fluidité et de simplification… Par trois fois les sénateurs ont voté contre la taxation de ce jeu philanthropique. Par trois fois les députés ont infirmé leur vote. Comment ces gens peuvent-ils ensuite demander nos suffrages ? J'ai pris la liste de ces députés et je les ai appelés. Je leur ai dit : « Comment osez-vous me solliciter en permanence pour les monuments de votre circonscription alors que, quand je vous demande d'abroger une taxe sur le Loto du patrimoine, vous n'êtes pas là ? »

Les sénateurs, eux, ont été formidables car ils comprennent l'importance du territoire. La moitié du patrimoine français appartient à des communes de moins de 2 000 habitants. Si on veut redonner de la convivialité à nos régions, de la fierté et du dynamisme économique à la ruralité, ce sera grâce au patrimoine. Il s'agit de la seule industrie non délocalisable ! Partout où je suis allé, les “gilets jaunes” m'ont d'ailleurs toujours défendu. Ils ont conscience que je me bats pour ce qui est parfois leur outil de travail ou des bâtiments auxquels ils sont attachés.

Les Français n'en peuvent plus de voir leurs paysages défigurés ! Veut-on devenir un pays laid ?

La France privilégie-t-elle trop les sites connus et prestigieux ?
C'est toujours la France périphérique qui est abandonnée. Je suis convaincu qu'il faut sauver le Grand Palais, dont la rénovation coûtera plus de 400 millions d'euros. Mais on ne peut, au regard de ce chiffre, accepter que soient accordés seulement 22 millions d'euros pour les petites églises du reste du pays. Outre Notre-Dame de Paris, de nombreuses cathédrales sont en mauvais état. Même la Madeleine. Le curé m'a emmené dans les combles, au deuxième étage, ça peut prendre feu à tout instant...

C’est toujours la France périphérique qui est abandonnée. Je suis convaincu qu’il faut sauver le Grand Palais, dont la rénovation coûtera plus de 400 millions d’euros. Mais on ne peut, au regard de ce chiffre, accepter que soient accordés seulement 22 millions d’euros pour les petites églises du reste du pays. Outre Notre-Dame de Paris, de nombreuses cathédrales sont en mauvais état. Même la Madeleine. Le curé m’a emmené dans les combles, au deuxième étage, ça peut prendre feu à tout instant ! Je ne sais pas si on se rend bien compte à quel point notre patrimoine est en mauvais état.

La loi Élan d’aménagement du territoire, voulue par Emmanuel Macron, va selon vous poser de gros problèmes. Lesquels ?

Elle souhaite accorder plus de pouvoir aux maires. Faut-il leur faire confiance ? Ah non, pas à tous ! Certains ont mauvais goût. Je le vois pour le Village préféré des Français : j’ai de plus en plus de mal à trouver des villages où il n’y a pas de verrue. C’est d’autant plus regrettable que les jolis villages sont souvent les plus florissants. Le patrimoine, ce n’est pas un coût, c’est un investissement. Nous sommes censés être en pleine période de sensibilité écologique, et on continue de défigurer notre patrimoine et nos sites naturels.

À ce propos, que pensez-vous de la prolifération des éoliennes ?

L’écologie n’est pas étanche à l’influence des lobbys. L’industrie des éoliennes paie des paysans pour qu’ils en installent dans leurs champs. Ces machines dégradent la flore et la faune, leurs pales tuent des oiseaux parfois rares. Au mois de mai, j’ai survolé la Beauce avec le président de la République. Je lui ai dit : « Regarde comme ce pays est couvert d’éoliennes. » Il m’a répondu : « Oui, je crois que les Français n’en veulent plus. » Les Français n’en peuvent plus de voir leurs paysages défigurés ! Veut-on devenir un pays laid ? […]

Ressentez-vous, au cours de votre mission, comme un petit malaise avec l’identité chrétienne de la France ?

Oui, on a un problème avec l’origine chrétienne de la France. La grande bêtise, c’est de ne pas avoir réussi à dire que l’Europe était chrétienne. Une fois que c’est dit, on peut avancer, mais nier son propre passé et sa propre histoire, cela empêche d’avancer. Je pense qu’on pourra avancer d’autant plus facilement que le port d’attache est solide. Le port d’attache, c’est l’identité judéo-chrétienne de la France. À partir du moment où on l’assume, on peut dire qu’on peut sauver toutes nos églises mais aussi d’autres monuments et d’autres édifices religieux. Moi, je n’appartiens à aucune communauté, et je déteste le communautarisme. La seule chose que je reconnais, c’est la communauté nationale et l’amour de mon pays. On sauve des églises, des églises protestantes, des synagogues, une mosquée à Mayotte…

Vous avez souvent été au contact d’hommes d’Église. Que vous disent-ils ?

Nous avons un problème en France, avec la loi de séparation des Églises et de l’État. Il y a une méfiance, on se regarde en chiens de faïence, tout cela est d’une hypocrisie folle. On dit qu’il ne faut pas faire payer l’entrée d’une cathédrale, mais ce que me disent les archevêques, c’est que si on entre par la porte de derrière, on paye un droit d’entrée pour visiter la tour, la sacristie, la crypte, le trésor… donc on trouve des dérogations. Soyons francs, en dehors des heures de messe, faisons un prix d’entrée ou une contribution volontaire, par exemple. Le recteur de Notre-Dame, Mgr Chauvet, avec qui j’ai beaucoup parlé, était en privé tout à fait d’accord avec mon idée. Mais j’ai compris son problème : si on fait payer un prix d’entrée, qui va percevoir l’argent ? C’est l’État, qui va le mettre dans cette grande caisse qu’est le Trésor public, et on ne le reverra plus jamais pour rénover. […]


 Le collège royal et militaire de Thiron-Gardais dans le Perche:

http://www.collegeroyal-thirongardais.com/

Chers amis visiteurs,


Au fil des années, en présentant mes émissions « Secrets d’Histoire » ou « le village préféré des Français » et « le monument préféré des Français » ou plus récemment « Visites Privées » sur France 2, j’ai pris conscience de l’enjeu crucial pour chacun d’entre nous de défendre le patrimoine national. Lorsque l’Etat m’a proposé à la fin de l’année 2012 de racheter l’ancien collège royal et militaire de Thiron-Gardais, je n’avais pas le droit de me dérober à cet exaltant défi. Les bâtiments étaient à l’abandon depuis huit ans et menaçaient de se dégrader davantage. Lors de mon achat, réalisé en février 2013, je me suis engagé à réhabiliter ce monument historique dans son ensemble, à ouvrir dans les anciennes salles de classe du XVIIème siècle un musée dédié aux onze Collèges royaux et militaires de France (créés en 1776) et à mettre ce patrimoine restauré – dans son écrin de verdure – à la disposition du public, afin de le restituer dans l’ensemble unique (avec les jardins, l’abbatiale et le collège) que constitue l’ancienne abbaye dont on a célébré le 8 juin 2014 le neuvième centenaire de sa création.


C’est cette mission que je me suis assignée, me sentant davantage dépositaire d’un patrimoine historique que son propriétaire exclusif et je suis heureux de partager cette folle aventure avec vous.

Stéphane Bern.


 

Du côté de la région Normandie, état des lieux à l'occasion des journées européennes du patrimoine sur les actions en cours pour sauvegarder et valoriser l'exceptionnel patrimoine de notre région:

 

«Patrimoine en création (s)» : les nouveaux projets soutenus par la Région

 Hervé Morin, Président de la Région Normandie a présenté, en présence de Michel Zink, Membre de l’Académie Française, le 20 septembre, à l’ancienne Abbaye de Grestain à Fatouville Grestain, les sept nouveaux projets soutenus dans le cadre de «Patrimoine en création (s)».

Lancé par la Région Normandie en 2018, le dispositif Patrimoine en création(s)a pour objectif de valoriser le patrimoine normand auprès du grand public par le prisme de la création artistique. La Région y consacre un budget annuel d’environ 100 000 euros.

« La Normandie possède un patrimoine remarquable avec près de 3 000 édifices inscrits ou classés au titre des Monuments Historiques, plus de 90 musées labellisés Musée de France et plus de 30 000 sites archéologiques recensés sur les cinq départements. Patrimoine en création(s) a été créé pour donner envie au grand public de découvrir ou redécouvrir des sites remarquables, peu connus, insolites par le prisme de créations artistiques in situ » déclare Hervé Morin.

 

Les nouveaux projets pour 2019 :

« Cher Odon » du 20 au 22 septembre à l’Abbaye de Grestain à Fatouville-Grestain (27)

Dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine et du dispositif Patrimoine en création(s), l’ancienne abbaye Notre-Dame de Grestain de Fatouville-Grestain présente une comédie historique intitulée Cher Odon créée par Nicolas Wapler, mise en scène par J-C. Blondel, avec L. Felei et J-M. Talbot, sur l’étonnant évêque de Bayeux, demi-frère de Guillaume le Conquérant.

Contact : BIT de Beuzeville - 02 32 57 72 10

« Le roman d’Alexandre » le dimanche 6 octobre 2019 à 16h30 à la Basilique de la Couture à Bernay (27)

Le roman d'Alexandre le Grand d'après l'œuvre d'Alexandre de Bernay, poète bernayen du 12ème siècle. Réalisé autour du "roman d'Alexandre", élément du patrimoine immatériel normand, ce spectacle est consacré à la musique vocale et instrumentale du 14ème siècle. En parallèle de cette création, l’ensemble Le Lion Vert réalise une action pédagogique auprès des collégiens de Bernay.

Accès libre dans la limite des places disponibles

Contact : laplancheg@wanadoo.fr

 

Luminance visible sur le parvis de l'abbaye Saint-Nicolas à Verneuil d'Avre et d'Iton jusqu'au 6 octobre 2019

Colorées et lumineuses, les stèles de Luminance sont un trait d’union entre l’art contemporain, le patrimoine et les habitants du territoire. Les stèles ont été réalisées par 255 enfants et adultes du territoire, avec l’artiste Jérôme Toq’r en partenariat avec l’Interco Normandie Sud Eure.

Accès libre - Contact : Madame Mc Auliffe : 02.32.32.99.32

De Moiaz à Moyaux de mai 2019 à mai 2020 à Moyaux (14)

L’association Régie des Deniers du Plus propose de mettre en présence une artiste contemporaine, Fleur Helluin, et son village, Moyaux, dans un esprit poétique et créatif. Le projet valorise à la fois le patrimoine du village et la création contemporaine. Le projet De Moiaz à Moyaux s’articule autour de la figure centrale d’un village : son église. Une série d’événements et d’actions vont se dérouler à Moyaux. L’exposition finale est prévue en mai 2020.

Accès libre - Contact : fleurhelluin@hotmail.com

Thumulte, six rendez-vous, de septembre 2019 à septembre 2020 dans la commune nouvelle Thue et Mue

Des parcours artistiques à travers les sites remarquables de la commune nouvelle valorisent les diverses formes de son patrimoine et donnent des occasions de partager des expériences artistiques ainsi que des moments conviviaux.

Samedi 19 octobre à 15h et 18h : les artistes Perig Villerbu et Ophélie Brunet proposent d’apprécier l’architecture particulière de l’église de Cheux, à travers une performance de danse verticale et musique.

Evénements gratuits, réservation conseillée : thumulte.contact@gmail.com

Programme complet sur www.ateliersintermediaires.org/thumulte

Art urbain et création sonore sur le plateau de la SMN

Par les Tontons Tourneurs, avec Tony Durand et Marylène Carre

Œuvres à voir sur le Plateau à Colombelles et Mondeville (14)

Graphiste et plasticien, Tony Durand travaille sur les signes et la manière dont ils prennent place dans l’espace. Cet artiste cherbourgeois a créé une œuvre multiple en recréant une balade imaginaire sur le Plateau de l’ex-SMN, en s’appuyant sur les différents lieux patrimoniaux emblématiques de la cité ouvrière et avec comme point final l’habillage des Postes des Gardes à l’entrée de l’ancienne usine. Cette œuvre urbaine a été réalisée au printemps 2019 dans le cadre du Festival PALMA en partenariat avec les associations locales Mémoire et Patrimoine SMN et Bien vivre au plateau et s’appuie sur les archives de la SMN et les témoignages des anciens métallos. Elle trouve son prolongement jusqu’au printemps 2020 avec la création par Marylène Carre des « constats d’étonnement », œuvre sonore qui enrichira les visites patrimoniales du site.

Accès libre, renseignements pour les visites guidées auprès de : Les Tontons Tourneurs/ Festival PALMA : bonjour@palmafestival.com

Contact : Mémoire et Patrimoine SMN : metallos.smn@gmail.com

Le dispositif « Patrimoine en Création(s) » s’inscrit dans le cadre de la stratégie de sauvegarde et de valorisation du patrimoine normand engagée par la Région à travers notamment :

-La création du Comité Régional du Patrimoine qui réunit les cinq Départements, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie, la Fabrique de Patrimoines en Normandie, et la Fondation du Patrimoine. Un travail de diagnostic a été initié pour identifier les forces et faiblesses du patrimoine normand. Il aboutira à un plan d’actions avec pour objectif de coordonner et de rationaliser l’intervention des partenaires sur le territoire.

- Le développement d’un dispositif de soutien à la conservation des bateaux du patrimoine. Les coûts éligibles concernent les réparations, la restauration ou la reconstitution par des chantiers écoles, des bateaux afin d’assurer la préservation du patrimoine ainsi que sa valorisation.

- La création du dispositif d’« aide à la préservation et à la restauration des édifices culturels protégés au titre des Monuments Historiques ». Doté de 3 millions d’euros par an, le dispositif comprend l’aide aux diagnostics sanitaires pour identifier les travaux prioritaires, l’aide à la restauration des édifices culturels protégés de Normandie, l’aide à l’innovation numérique pour une reconstitution virtuelle du patrimoine et sa valorisation.

- La signature d’un partenariat avec la Fondation du Patrimoine pour la période 2018 à 2020 pour soutenir la sauvegarde et la restauration du petit patrimoine bâti, rural et vernaculaire non protégé de Normandie. La Région Normandie y consacre une enveloppe de 300 000 € par an.